L’association MonAsia permet aux monégasques et aux peuples asiatiques de se rencontrer et de s’informer sur les pays et cultures respectives par le biais, entre autres, de manifestations culturelles.

Ainsi, suite à une rencontre à Saint Paul de Vence entre le Président de MonAsia Mikhail Nefedov et Jeremy Kleinberg l’année dernière, ce dernier était notre invité d’honneur pour une échange riche en émotions, suivie d’une réception organisée par notre association. En effet, l’artiste peint par le sentiment, ses oeuvres d’art sont des résultats d’une expression directe du moment.

Jeremy Kleinberg est un artiste autodidacte étonnant, il commence à peindre à l’âge de 16 ans et développe une peinture figurative plutôt tourmentée et principalement tournée vers l’humain. Travaillant essentiellement avec des modèles vivants, il considère chaque toile comme la rencontre entre deux tonalités et laisse l’échange et le contexte déterminer l’approche. Le geste est pulsionnel, instinctif, quasi-abstrait et pourtant après quelques coups de pinceaux la forme apparaît. Jeremy porte un regard sur l’humain, dans sa fragilité, sa force, sa sensualité… Il s’efforce de peindre un ressenti, la forme en est la conséquence.

Les peintures de Kleinberg sont toutes des improvisations – ce qui signifie qu’elles sont réalisées sans croquis, sans contour et parfois même sans image en tête. L’artiste laisse son intuition diriger ses gestes. Le résultat final est une expression de l’atmosphère, où tout peut devenir un paramètre de l’exécution. La sensation globale et l’émotion guident le processus. Le contexte et l’environnement n’influencent pas simplement la pièce, ils en sont l’âme.

D’ailleurs, Mikhail Nefedov, conquis par la technique unique de Kleinberg, s’est procuré un tableau de Winston Churchill, le personnage qui lui est cher, pour l’installer dans sa cave à cigares. Un accord parfait.