L’association MonAsia soutient, entre autres, les échanges cultures par le biais de manifestations d’art.

Cette semaine, nous nous sommes déplacés à Paris, afin de participer à la 22ème édition d’Art Paris, le grand rendez-vous pour l’art moderne et contemporain, qui se tient au Grand Palais du 10 au 13 septembre avec 112 galeries de 15 pays représentés.

Le Président de MonAsia Mikhail Nefedov y a rencontré Juan Garaizabal, un artiste conceptuel, sculpteur et graveur. Un artiste plastique qui a également expérimenté avec le dessin, l’art vidéo et les installations sonores et lumineuses. Il est internationalement connu pour ses sculptures publiques monumentales. Ses Memorias Urbanas (Mémoires urbaines) récupèrent, avec des structures sculpturales et de la lumière des éléments architecturaux disparus, remplissant des vides urbains qui ont une importance historique.

Son dernier projet a pour but de faire revivre la mémoire du Palais perdu des Tuileries à Paris. Ce projet consiste en la reconstitution provisoire du Palais des Tuileries, un palais royal à Paris qui se dressait sur la rive droite de la Seine jusqu’en 1871, date à laquelle il fut détruit par un incendie lors des bouleversements durant la suppression de la Commune de Paris. Il fermait l’extrémité ouest de la cour du Louvre. Le site abrite désormais le Jardin des Tuileries, conçu par André Le Nôtre. Garaizabal prévoit de recomposer dans la première étape La Tour Centrale, qui était le Salon des Marechaux. Ce salon occupait deux étages du Pavillon de l’Horloge au-dessus du hall d’entrée. Juan Garaizabal a créé et inscrit les lignes maîtresses d’une structure monumentale en fer / lumière, selon la technique et le langage artistique du projet global “Memorias Urbanas”. Comme tous ses Memorias Urbanas précédents, l’installation permettra aux visiteurs de «vivre» l’absence / présence de la Tour Centrale à sa place et à sa taille d’origine.

Après de nombreuses hésitations, la IIIe République a décidé de ne pas restaurer les ruines des Tuileries, qui étaient devenues un symbole des anciens régimes royal et impérial. En revanche, les parties du Louvre qui avaient également été détruites par un incendie ont été reconstruites dans leur style d’origine. En 1882, l’Assemblée nationale française a voté pour la démolition des ruines, qui ont été vendues à un entrepreneur privé pour une somme ridicule malgré les protestations de certains membres des milieux artistiques et architecturaux français, qui se sont opposés à ce qu’ils pensaient être un crime contre les arts et l’histoire français. Des morceaux de pierre et de marbre du palais furent vendus par l’entrepreneur privé comme souvenirs et même pour construire un château en Corse, près d’Ajaccio, le château de la Punta. Depuis 2003, le Comité national pour la reconstruction des Tuileries propose de reconstruire le palais des Tuileries, est-ce une bonne idée? Juan Garaizabal trouve ce débat très intéressant et propose la reconstruction éphémère comme solution. Il souhaite encourager le spectateur à construire une histoire avec son imagination, permettant à l’esprit de compléter la forme de ses vases, arcs ou dômes fragmentés.

Suite à cette rencontre et conquis par les œuvre d’art de Garaizabal et projets “Mémoires urbaines”, dont celle liée à l’histoire politique et aux bouleversements sociaux qui ont jadis marqué le Palais et le jardin des Tuileries, Mikhail Nefedov a décidé de soutenir Juan Garaizabal. Suivez notre site web pour ne pas rater notre prochain événement.

Nous tenons à remercier Bogéna Galerie d’avoir permis à notre équipe et notamment à M. Nefedov de rencontrer cet artiste de grande renommé.